Apprentissage / Alternance

Témoignage : pourquoi choisir le BTS Plasturgie du CFA de la CCI des Vosges ? Un ancien étudiant aujourd’hui cadre en Moselle nous explique

Nelji SOLTANI est Responsable Injections chez S.I.B (Solutions Industry & Building, fabricant de technologies et de solutions, notamment pour l’industrie, le bâtiment et le secteur ferroviaire) à Boulay, en Moselle. A 37 ans et avec 19 années d’expérience professionnelle au compteur, débutée par le biais de l’apprentissage, Nelji SOLTANI manage aujourd’hui une équipe de 25 collaborateurs.
Il a accepté de livrer son témoignage, de revenir avec nous sur ce que lui a apporté l’apprentissage en général et le BTS Plasturgie du CFA de la CCI des Vosges en particulier. Ainsi que sur les raisons pour lesquelles il tient à perpétuer la transmission de savoir à travers l’embauche d’un apprenant issu de la même formation que lui.

Nejli SOLTANI, bonjour et merci de prendre le temps de répondre à nos questions.
Tout d’abord, pouvez-vous nous expliquer ce que l’apprentissage en général et le BTS Plasturgie du CFA de la CCI des Vosges en particulier, vous ont apporté dans votre carrière professionnelle ?

« Ce BTS en apprentissage m’a d’abord apporté une formation théorique solide sur la plasturgie, mais aussi l’accompagnement et l’encadrement des enseignants, dans un contexte où vous êtes jeune et où vous manquez nécessairement de maturité.
Ce gain de maturité est décuplé par le fait d’être en apprentissage : vous côtoyez des adultes, vous êtes dans l’industrie, vous êtes un salarié à part entière de l’entreprise, vous avez tous les avantages de l’entreprise, vous êtes encadré, vous êtes poussé à suivre les règles de l’industrie.

Avec mon recul, je peux vous affirmer que quand vous faites la comparaison avec des jeunes qui viennent de formations « standard » simplement ponctuées de quelques stages, quand vous les prenez en stage, vous voyez nettement la différence entre ceux qui ont fait de l’alternance et les autres, en termes de maturité et de compétences techniques. 

Très concrètement, cette formation m’a tout simplement apporté le poste que j’occupe aujourd’hui. C’est clairement grâce à ma formation en apprentissage que j’ai pu atteindre cet objectif ».


La plasturgie est-il un secteur qui recrute et dans quels domaines d’activité plus précisément, le terme « plasturgie » étant quand même assez large
 ?

« On retrouve la plasturgie un peu dans tous les domaines : cosmétique, alimentaire, médical, automobile, pharmaceutique, aéronautique, ça concerne donc un peu tous les secteurs. La vraie difficulté est de trouver des personnels qui soient opérationnels directement.
Pour cela, il y a deux possibilités : soit des personnes expérimentées, qui ont un fort bagage, avec des ambitions et des prétentions salariales très élevées. Certaines entreprises auront les moyens nécessaires, d’autres seront un peu plus limitées. La deuxième option consiste donc à se tourner vers l’apprentissage. Quand vous prenez des apprentis qui sortent de formations en alternance, que vous les gardez chez vous après leur période d’apprentissage – en général vous les gardez car vous les avez formés, vous les connaissez – ils sont formés aux métiers, et c’est beaucoup plus facile de les embaucher à ce niveau-là. »


Les Vosges, la Lorraine, sont-ils des territoires en demande de professionnels issus de cette filière ?

« Je ne vais pas parler pour les autres entreprises, mais pour donner un exemple concret nous concernant chez SIB, nous cherchons depuis plus d’un an, des Régleurs. Jusqu’à présent, nous n’en avons pas trouvé. Nous recevons en entretien des personnes issues de formations continues, donc sans apprentissage. Et dès que nous abordons les parties un peu techniques, c’est là que l’on sent qu’il y a un manque flagrant de pratique et donc, de connaissances techniques qui ne peuvent s’apprendre qu’à travers l’expérience. C’est justement ce qu’offre l’apprentissage à travers une formation en alternance. »

Aujourd’hui vous êtes vous-même Maitre de stage d’un jeune apprenant du BTS Plasturgie du CFA de la CCI des Vosges. Pourquoi ce choix de former vous-même des jeunes issus de la même formation que vous ?

« La première raison, c’est de répondre à un besoin en interne. Comme je vous l’ai dit, nous ne trouvons pas de Régleur. Nous avons donc pris la décision de former nous-même quelqu’un. J’ai déjà eu des apprentis d’autres cursus par le passé, j’apprécie notamment la dimension « transmission de savoir ». Si j’ai choisi ce poste de manager, c’est d’abord pour monter les gens en compétence, leur donner les outils pour être le plus autonome possible, leur donner envie de travailler. Et quand vous constatez que les savoirs et les valeurs sont transmis, que vous avez contribué à cela, c’est une fierté particulière. »

Le plastique au sens large souffre d’une image négative, par rapport à tout ce qui touche au développement durable. L’attractivité des métiers et des formations pâtit-elle selon vous de cette mauvaise réputation ?

« Pas dans notre secteur. De manière générale, il faut savoir qu’il y a beaucoup d’innovations aujourd’hui qui sont faites sur les matières plastiques, qui vont dans le sens du développement durable. Nous sommes de plus en plus sur des polymères écologiques aujourd’hui, même si cela varie selon les secteurs. Mais je ne pense pas que ce soit un frein vis-à-vis de l’attractivité de nos métiers et que ça ait un lien avec nos difficultés à recruter. »


Quels sont alors ces freins, selon vous ?

« Je pense qu’il s’agit avant tout d’une question de volonté. Mais aussi de choix d’orientation. Quand vous regardez des formations comme le BTS Plasturgie du CFA de la CCI des Vosges, avec une formation théorique efficace et de nombreuses entreprises présentes pour accompagner les étudiants, toutes extrêmement demandeuses de personnel, prêtes à embaucher, et que vous constatez le peu d’étudiants inscrits chaque année, c’est dommage. J’ai le sentiment que beaucoup de jeunes passent à côté de belles opportunités de formation et surtout, de carrière. »

Que diriez-vous à un jeune – ou à un moins jeune – pour le convaincre de l’intérêt d’intégrer le BTS Plasturgie du CFA de la CCI des Vosges ?

« Bien sûr, il faut que la personne sache ce qu’elle veut faire. Mais ce qui est certain, c’est qu’un jeune plasturgiste bien formé au métier n’aura pas de difficulté à trouver un emploi. Si je prends mon cas personnel, je suis régulièrement sollicité par des entreprises qui me proposent un poste d’injecteur. C’est un poste très recherché car il est très difficile de trouver un injecteur compétent aujourd’hui, sur l’ensemble du territoire national. Quand je dis à ces entreprises que je ne suis pas disponible, la première chose qu’elles me demandent est « est-ce que vous connaitriez quelqu’un d’autre susceptible de répondre à notre besoin ». Cela montre à quel point les besoins sont importants. Un jeune compétent, motivé et bien formé, n’aura donc aucun mal à trouver du travail.

Il faut aussi souligner les avantages de l’alternance et de l’apprentissage au sens large : d’une part et on en a parlé, la prise d’expérience très forte pendant ses études, ce qui est un vrai plus pour le jeune comme pour l’employeur. Cela donne un avantage certain vis-à-vis de ceux qui n’en n’auront pas bénéficié. Mais il y a aussi la rémunération. Je l’ai dit : l’apprenant fait parti de l’entreprise. Il est donc rémunéré en conséquence, en fonction de barèmes qui dépendent du niveau d’étude et de l’âge. Quand on est étudiant, c’est un plus indéniable et un élément important à prendre en compte. »

Propos recueillis par Clémence Vuillaume, Radio Vosges FM. Retranscription : CCI des Vosges.

Pour plus d’informations : 

Contactez le CFA de la CCI des Vosges : par mail à cfa@vosges.cci.fr ou par téléphone au 03.29.56.80.72

A noter : plusieurs entreprises vosgiennes de la plasturgie sont aujourd’hui demandeuses et en attente d’apprentis ! Toutes les conditions sont donc réunies pour s’inscrire au BTS Plasturgie de la CCI des Vosges ! 

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